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Nous considérons pour simplifier les choses que votre
point de départ pour découvrir la région sera Hull. Prenez la route 148 en direction de
Shawville. Vous allez tout d'abord entrer dans la municipalité de Pontiac, qui inclut
Quyon et Luskville. Vous allez cheminer entre la rivière des Outaouais et de grandes
falaises, nommées lescarpement dEardley, qui marquent les premiers contrefort
des Laurentides. Ensuite, vous traverserez les municipalités de Bristol et
Clarendon. Le
paysage change, vous entrez dans une plaine couverte de forêts, prairies et rivières.
Peu après Quyon, au carrefour Wyman, vous verrez une cabane en bois rond qui abrite un
kiosque d'information touristique. Vous venez d'entrer dans le Pontiac. Vous pouvez y
faire une halte. Vous êtes à quelques centaines de mètres du début du Cycloparc PPJ.SHAWVILLE
En continuant sur la 148, vous arriverez rapidement à
Shawville, vous pouvez vous rendre à l'hôtel de ville 350, rue Main, Shawville tel
: (819) 647-2979 ou au bureau dinformation touristique (Parc du Centenaire, route
148) où vous trouverez des brochures sur un circuit de découverte de la ville à pied.
Les premiers colons de la région étaient des Irlandais protestants, originaires du
comté de Tipperary, qui avaient émigrés au Canada après les guerres napoléoniennes
qui prirent fin en 1815.
Originaires de Carleton, en 1821 Thomas Hodgins, John Dale et son épouse Elizabeth
partirent à la recherche de nouvelles terres à coloniser. Ils ont remonté la
rivière des Outaouais en canot pour débarquer dans une petite baie. Les hommes sont
alors partis vers le nord à la recherche d'un endroit propice à leur installation. Ils
durent affronter d'épaisses broussailles, des insectes et des marécages pendant deux
jours, puis ils arrivèrent à une clairière où ils construisirent leurs fermes.
Plusieurs autres familles de Carleton se joignirent à eux. Des commerces s'établirent
pour desservir la collectivité agricole qui grandissait autour du site de peuplement
d'origine. Ce secteur devint connu sous le nom de Clarendon Centre. En 1840, Clarendon
Centre était devenu un village, petit mais prospère. Le 12 janvier 1873, une nouvelle
municipalité était proclamée. La nouvelle ville serait nommée Shawville, en l'honneur
de l'une de ses familles les plus influentes et les plus prospères, les Shaw.
Les excursions à pied dans l'histoire de Shawville ont débuté en 1995. Ces
excursions vous permettront de découvrir les sites historiques du village signalés par
des panneaux grâce à une brochure disponible au kiosque d'information.
L'excursion débute à la gare de Shawville. La voie aujourd'hui transformée en piste
cyclable était un des endroits les plus achalandés de la ville, au début du siècle.
L'arrivée du chemin de fer Pontiac Pacific Junction, durant l'hiver de 1886, fut la cause
de ce qui a été la plus grande célébration dans l'histoire du village. Sur l'avenue
Victoria, on retrouve deux des anciens hôpitaux de Shawville. Au coin de la rue Lang, on
y voit l'ancienne résidence du Dr Powels qui y ouvrit un Hôpital dans les années 1920.
La grande maison à l'extrémité nord de la rue servait aussi d'Hôpital entre 1938 et
1946. Le temps des visites à domicile devait effectivement prendre fin au moment de
l'ouverture de l'Hôpital communautaire du Pontiac. À l'est, on retrouve les terrains de
l'exposition, site de l'événement annuel le plus important du Pontiac. Nos agriculteurs
s'étaient rencontrés en 1856 pour fonder la Société d'agriculture du Pontiac. La foire
continue de grandir en importance, avec au-delà de 30 000 visiteurs durant la fin de
semaine de la Fête du travail. Une courte marche vers le sud nous amène au parc Mill Dam
(Barrage du moulin) où, en 1858, James Hodgins construisait un moulin à grain et à
scie. Durant quarante ans, ce moulin a desservi la ville jusqu'à un soir d'automne en
1896 où un incendie l'a détruit. On peut voir les ruines du barrage près du terrain de
jeux et des tables de pique-nique. Ce fut durant la première décennie mouvementée
après l'arrivée du chemin de fer que le centre-ville de Shawville a acquis son allure
actuelle. Avec la prospérité de cette époque, de nouveaux bâtiments furent érigés,
tel le magasin G.F. Hodgins, devenu maintenant l'édifice Stedman. Si vous examinez le
deuxième étage, vous y verrez clairement le nom de Hodgins. Le magasin W.A. Hodgins sur
la rue Main est demeuré la propriété de la même famille depuis 150 ans. Deux hôtels
victoriens grandioses, le Pontiac House et le Russell House, se livraient une féroce
compétition sur la rue Main. Malheureusement, les deux ont été victimes d'incendies. De
façon générale, toutefois, le noyau commercial maintient assez bien l'allure et le
climat qui l'animait il y a cent ans.
Les premières assemblées du Conseil de Clarendon furent tenues à la taverne de Robin
McDowell, à la limite ouest du village. En se rafraîchissant avec les boissons fortes de
McDowell, les conseillers se retrouvaient souvent dans des situations où il y avait
manquement au décorum requis. Le canton décida alors que la situation s'améliorerait
peut-être si l'on construisait un Hôtel de ville à un bon mille à l'est de la taverne.
La salle était située là où se trouve maintenant le parc Mémorial et elle servit
admirablement bien pendant plusieurs décennies. L'Hôtel de ville actuel fut construit en
1927 comme bureau de poste et édifice fédéral. L'édifice fut cédé au village à
temps pour célébrer son centenaire en 1973.
Installé dans l'ancienne gare du PPJ, le musée du Pontiac vous convie à la
découverte du passé de la région. Vous y découvrirez une salle de classe du début du
siècle, un magasin général, de la machinerie agricole, des appareils domestiques, et
divers objets et vêtements anciens.
Portage-du-Fort
Prenez la route 148 en direction est, peu après Bryson
tournez à droite sur la route 301 qui vous mènera directement à Portage-du-Fort.
Lorigine du nom Portage-du-Fort est incertaine car on n'est pas sûr qu'il y a eu
un fort à cet endroit. On raconte quil viendrait du fait quon y effectuait un
portage avant darriver au Fort de Coulonge, ou encore que le portage était à ce
point exigeant quil devait être fait par un homme fort...
En déambulant dans les rues de Portage-du-Fort vous aurez du mal à imaginer la
prospérité que connu le village au siècle dernier, alors que les bateaux à vapeur
faisaient escale au quai. Les fourrures, ensuite le bois et la pierre avaient enrichi la
ville qui connaissait une grande prospérité. Ce fut, pendant longtemps, le principal
centre commercial de la région. Minoteries, scieries, carrières, tout concouraient à
faire de cette ville, la ville centre du Pontiac. L'intégralité du commerce et du
transport des gens et des marchandises se faisaient par la rivière grâce à de puissants
et majestueux bateaux à vapeur. L'arrivée du chemin de fer en 1887, sonna le glas du
développement de la ville. Le tracé de la voie contournait Portage du Fort et favorisa
la création d'un nouvel axe de transport dont Shawville devint le centre. En 1914,
l'injustice fût réparée et l'arrivée de la Canadian Northem qui posa ses rails à
proximité, laissa entrevoir un renouveau économique. Hélas, un terrible incendie
détruisit 80 % de la ville en mai 1914. Quelques maisons de pierres ont survécu aux
flammes grâce à l'épaisseur impressionnante de leur mur, comme la maison Usborne par
exemple. Vous pourrez admirer le Dépôt Usborne, lHôtel de Ville, les églises
catholiques et protestantes ainsi que les maisons Usborne, Fox et Purvis. La maison
Reid qui est surnommée le Château Pontiac, vous impressionnera certainement. Tous de
pierres de calcaire grises, ces édifices ajoutent au cachet particulier du village. Vous
pouvez traverser la rivière sur le tablier du barrage qui a noyé les terribles rapides
auxquels la ville dû son existence. La vue est magnifique. Le mélange de roche, d'eau
bouillonnante, de sapins, est vraiment splendide.
Bristol
Si vous désirez observer la Grande Rivière, découvrir une
zone de chalets, de plages, dirigez-vous vers le quai-promenade de Bristol.
Vous y trouverez sous la voûte de grands arbres, un petit village constitué presque
exclusivement de résidence secondaires. Fleurs, écureuils, tables de pique-niques et
plages de sable fin vous attendent. Bristol est aussi un haut lieu de la pêche au
Maskinongé, un brochet géant qui peut atteindre plus de 60'. Régulièrement, de gros
spécimens sont pris près du quai.
Ladysmith
Retournez à Shawville, prenez la route 303.
Le village de Ladysmith a été bâti par des immigrants allemands venus
sétablir dans cette région au début du siècle. Fiers de leur origine, les
descendants de ces colons continuent de célébrer une fête traditionnelle allemande,
l'Oktoberfest qui a lieu chaque année au début du mois doctobre.
Centre doiseaux de proie de Cushing Lodge
Prenez le chemin Fierobin.
Le centre doiseaux de proie de Cushing Lodge est situé au 197, Chemin Fierobin,
Ladysmith (tel (819) 647-3226). Vous pourrez observer des oiseaux de proie dans un
environnement exceptionnel. Situé à flanc de montagne, près d'un lac aux eaux claires,
les propriétaires du Centre vous proposent des visites guidées sur réservation
uniquement. Vous pourrez voir des chouettes, des buses, des harfangs des neiges et des
aigles à tête blanche.
Otter Lake
Reprenez ensuite la direction d'Otter Lake.
Né de l'industrie forestière, Otter Lake est devenu un centre touristique important.
De nombreux lacs aux eaux limpides et poissonneuses comme les lacs Hughes, Leslie, Clarke,
Mc Cuaig, Otter sont bordés de centaines de chalets. Des plages et des terrains de
camping attendent les touristes qui trouveront le calme et la paix dans cet univers de
lacs et de forêts préservés de toutes atteintes. La région abrite l'hiver un des plus
gros ravages de chevreuils du Pontiac. À la sortie d'Otter Lake, vous trouverez sur
votre gauche un chemin qui vous conduira à Belle Terre Garden, lieu de passage obligé
pour tout amateur de botanique. Vous y trouverez un salon de thé, un Bed & Breakfast,
et surtout et avant tout, un garden center et des sentiers botaniques. Vous pourrez y
acheter des plants et y prendre des cours de jardinage.
Campbell's Bay
Suivez la route 301 vers Campbell's Bay.
L'industrie forestière et l'agriculture ont attiré les premiers colons dans cette
région. Le village porte le nom du lieutenant Donald Campbell, un soldat du régiment
écossais, qui avait reçu une imposante quantité de terres.
La première école, École Flood, a été construite en 1863, près du cimetière
protestant. La mission catholique a été érigée en 1919 et la nouvelle église a été
terminée en 1939.
Le Palais de justice a été construit en 1926-27. Situé au centre du Pontiac, Campbell's
Bay est devenu le siège du comté en 1926. La rue principale a un caractère particulier.
En effet, tous les édifices de la rue Front sont situés sur un côté de la rue
seulement, nous donnant ainsi une vue magnifique sur la rivière des Outaouais.
Les membres du Conseil municipal régional se rencontrent tous les mois à l'édifice
situé à l'intersection des routes 148 et 301. On retrouve également à cet endroit le
Bureau d'immatriculation des véhicules, diverses agences de développement économique.
La rue Front
Au début du siècle, Campbell's Bay était un village en pleine prospérité. On y
trouvait une gare, des magasins généraux, un bureau de poste, un salon de coiffure, une
boucherie, une boulangerie, un magasin de vêtement, un magasin d'occasion, une
quincaillerie, une sellerie, un atelier mécanique, des hôtels. Les décennies suivantes,
virent l'installation de banques, palais de justice et de scieries. La plupart des
bâtiments commerciaux et administratifs se sont installés sur la rue principale et d'un
seul côté de la rue. L'autre côté de la rue n'est pas construit et offre une vue
dégagée sur le bas de village et l'île du Calumet. Dans les grandes lignes, la rue a su
garder sa vocation commerciale et un aspect proche de celui qu'elle avait dans le passé,
si ce n'est la disparition de la voie ferrée et de la gare.
Le premier Palais de justice fut construit à Bryson en 1891. Un feu ravagea ce dernier
en 1914. Le nouveau Palais de justice fut érigé à Campbell's Bay en 1917 pour desservir
le district de Pontiac. La prison située à l'arrière fut fermée en 1970 et démolie en
1990.
Une seule pendaison eut lieu, celle de Michael Bradley. Il fut condamné en 1935 pour le
meurtre de cinq membres de sa famille.
Ce bâtiment, avec son architecture imposante, ses boiseries et ses colonnes blanches est
ouvert aux visiteurs du lundi au vendredi, sur réservation, de 8h30 à 16h30.
Le district de Pontiac a encore un shérif actif, nommé par le ministre de la justice.
À la Sortie de Campbell's Bay, au Pk 36.6 un petit chemin descend vers le lac à
Campbell. Vous y trouverez un endroit paradisiaque. Le petit lac communique avec la
rivière. On y voit des îles, des baies colorées de plantes aquatiques aux fleurs
multicolores ainsi qu'une eau claire et limpide. Tout est là pour charmer les plus
blasés.
Bryson et l'Île du Grand Calumet
Reprenez la route 148 vers lest.
Vous traverserez la municipalité de Bryson, dont le port était autrefois une étape
importante pour les draveurs. Les terribles rapides qui avaient terrifiés Champlain et
des générations de coureurs de bois et d'explorateurs ont été équipés d'une
glissoire pour les cages de bois. Vous trouverez ici une concentration importante de
motels et des sociétés de rafting qui vous feront découvrir les rapides du Rocher Fendu
en toute sécurité.
De Bryson, un pont permet de se rendre à lÎle-du-Grand-Calumet. Son nom vient
d'une pierre que l'on trouve ici en abondance et qui servait à faire des Calumets.
Traditionnellement, les Amérindiens sy réunissaient pour y fumer en signe de paix.
L'Île a été le témoin d'un drame qui donna une des plus belles légende de Québec,
celle de Cadieux, le coureur de bois. Vous pourrez
faire une halte au Parc du Rocher Fendu et y planter votre tente, vous y baigner et
surtout admirer la beauté de la rivière, de ses eaux vives et des dizaines d'îles qui
composent ce paysage grandiose et sauvage.
La vue panoramique de la halte routière de Litchfield
Reprenez la route 148 vers Fort Coulonge. À la sortie de
Campbell's Bay, sur votre gauche, vous trouverez une halte routière.
Vous y verrez une vue impressionnante sur la plaine agricole et sur les lointaines
montagnes qui marquent le début des terres vierges et sauvages qui s'étendent vers le
nord.
Vinton
En continuant la route 148 en direction ouest, Vinton puis
Fort Coulonge vous attendent.
Situé à flanc de coteau et dominant une riche plaine où l'élevage règne
en maître,
Vinton est orné d'une magnifique église à l'architecture gothique, l'église St
Elizabeth. Elle fût construite en 1877, ravagée par un incendie le matin de Pâques
1896, et reconstruite aussitôt. Elle se visite sur rendez-vous uniquement (819) 648 3879.
Presque en face de l'église, un magasin général, l'épicerie McCrank sert fidèlement
sa clientèle depuis 1830 dans un bâtiment fait de bois équarri. La plaine de Vinton est
sillonnée de chemins de terre carrossables qui suivent la rivière et offrent de beaux
panoramas sur l'Île-du-Grand-Calumet. Les prairies traversées sont utilisées
essentiellement pour l'élevage bovin à l'ancienne. Les petits sont élevés sous leurs
mères et produisent une viande d'une qualité rare de nos jours. Des chevaux sont
également élevés ici. Sur certaines clôtures, on peut observer des nids à
hirondelles. En favorisant leur reproduction, on lutte contre les insectes sans
pesticides.
Fort-Coulonge
Fort Coulonge doit son existence à Nicolas d'Ailleboust, Sieur de Coulonge, qui
passa l'hiver 1694-95 près de l'embouchure de la rivière qu'il baptisa de son nom. Il y
établit l'une des premières colonies de la rivière des Outaouais et un poste de traite
qui resta prospère pendant plus d'un siècle et demi et qui fut à l'origine de la ville
actuelle La traite des fourrures fut remplacée par l'industrie forestière qui est
encore de nos jours le moteur économique de la région.
Les maisons de pierres
C'est avec l'arrivée de George Bryson en 1825, que Fort-Coulonge entre dans une
période de prospérité. En vous promenant dans les rues du village, vous pourrez
réellement voir les vestiges de cette richesse passée. Commencez votre visite par
l'église catholique St-Pierre, située sur la rue Baume. Vous y verrez un chemin de croix
original ainsi que des fresques et des sculptures recherchées. Tournez ensuite à votre
droite dans la rue principale et vous verrez les magnifiques maisons de pierres de la
famille Bryson construites à la fin du XIXe siècle. Des générations successives de
descendants de George Bryson ont habité ces luxueuses demeures. Récemment, l'une d'elle
a été transformée en auberge, Spruceholme, où vous pourrez vous désaltérer et vous
reposer. Des visites de cette maison ancestrale vous sont offertes gratuitement. Vous y
découvrirez des meubles originaux, des oeuvres dart et des livres ayant appartenu
à la famille Bryson. Un peu plus loin, l'église presbytérienne St-Andrew,
construite en 1890, se distingue par la simplicité et la pureté de son décor, par son
toit de cuivre et ses portes de bois sculptées.
En continuant sur le Chemin Pont-Rouge, vous trouverez au bout de cette route, le
pont couvert Marchand et à proximité sur la route 148, vous découvrirez la maison
Bryson.
Il s'agit sans aucun doute d'un des plus beaux ponts couverts du Québec. Il a
été construit en 1898 par Augustus Brown de Beachburg. Il remplaça deux anciens ponts
qui se trouvaient au même endroit sur la rivière Coulonge; ces deux ponts faisaient le
lien entre les camps de bûcherons et le village de Fort Coulonge. Soutenu par six poteaux
de bois, le pont s'étend sur une distance de 129 mètres. C'est le deuxième plus long
pont couvert de la province. Construit entièrement en pin, ce pont à sens unique était
couvert pour l'empêcher de se détériorer. Ce pont, qui est toujours en service, ajoute
du charme à la pittoresque rivière Coulonge.
La Maison Bryson a été construite en 1854 par George Bryson (1813-1900), un fermier
écossais et marchand de bois, maire de Mansfield, préfet du comté de Pontiac et
conseiller législatif, l'un des pionniers de la Vallée de l'Outaouais. Cette maison est
unique en son genre dans tout le Pontiac et ressemble à celles construites par les
marchands écossais dans les années 1800-1830 dans les Bas et Haut Canada. Un groupe de
bâtiments, rattaché à la maison et entourant la cour, comprenait un bâtiment pour le
forgeron, un pour la glace, des écuries, des hangars et des dépendances pour entreposer
la nourriture. La maison en pierre située au sud de ces bâtiments a été construite
autour de 1845 et servait de bureau pour la compagnie Bryson. George Bryson, homme
d'affaire averti, choisit d'exploiter une ferme en bordure de la rivière Coulonge dans le
but de complémenter ses activités forestières. Les produits de la ferme étaient
destinés à l'approvisionnement des chantiers de coupe de bois. C'est de ce quartier
général que George Bryson et son équipe ont dominé l'activité économique de la
région de Pontiac du XIXe siècle et orienté le développement économique du XXe
siècle.
La famille Bryson fut propriétaire de l'ensemble jusqu'en 1943. Il fut rénové en 1982.
Aujourd'hui, ils appartiennent à la municipalité de Mansfield et on y retrouve, entre
autres choses, la Bibliothèque municipale. La petite maison en pierre grise, juxtaposée
à l'ensemble des bâtiments, fut érigée en 1845. Elle servit de bureau à la société
Bryson.
Sur la route 148, en direction de Davidson, vous trouverez facilement des panneaux
routiers qui vous indiqueront le chemin à suivre pour vous rendre aux Chutes Coulonge.
Les trois chutes totalisent 48 mètres et le canyon qui les prolonge fait plus de 1 000 m
de longueur. Les guides sur le site vous feront découvrir l'histoire des
Chutes Coulonge,
ses sentiers nature, ses belvédères qui offrent des vues spectaculaires et deux ponts
qui enjambent les eaux tumultueuses. Une aire de pique-nique est aussi disponible. En
1840, George Bryson construisit une impressionnante et vertigineuse glissoire à billots
au-dessus des Grandes Chutes. Hélas, il n'en reste aucun vestige de nos jours sinon
quelques photos.
Waltham
Continuez la route 148 en direction ouest.
Le village de Waltham était le terminus du chemin de fer PPJ et plus tard du Canadien
Pacifique. Construit en 1887, le chemin de fer offrait un moyen de voyager directement
entre le Haut Pontiac et Ottawa. Le train arrivait à Waltham dans la soirée et repartait
pour Ottawa le matin suivant. Ce chemin de fer était important pour la région. En plus
de créer des emplois, le chemin de fer servait au transport des passagers, du courrier et
des marchandises. La compagnie cessa de desservir le Pontiac en 1959, mais les gens de la
région gardent d'agréables souvenirs du chemin de fer. Vous y trouverez un restaurant,
un dépanneur, des hébergements et de la location de canots pour découvrir la rivière.
La station hydro-électrique de Waltham
Elle est considérée comme étant la plus vieille centrale hydro-électrique
commerciale privée de l'Amérique du Nord. Elle est située à l'embouchure de la
rivière Noire. Propriété de la commission d'Hydro-Pontiac, elle dessert les villages
des environs ainsi que la ville de Pembroke depuis près d'un siècle avec des machines
mises en service en 1918 ! Elle se visite toute l'année sur rendez-vous en téléphonant
au (819) 689 5226.
Chapeau
Afin de vous rendre à Chapeau, vous devrez tourner à droite
sur lancienne route 8.
En arrivant au village, tournez à gauche et traversez le pont, léglise se situe
sur la rue St-James. Les fervents d'architecture et d'art seront servis. L'église
St-Alphonse-de-Liguori ne peut laisser personne indifférent. L'édifice abrite un orgue
à tuyaux Casavant, des vitraux magnifiques, des sculptures, des bas-reliefs et une chaire
sculptée importée de France, réplique de celle de Notre-Dame de Paris. Elle fut bâtie
pour devenir la cathédrale d'un nouveau diocèse qui ne se fît jamais. Léglise
peut être visitée tous les jours de 8h00 à 19h30.
Nicabeau
Revenez sur vos pas et traversez le pont de Chapeau, tournez
à gauche en direction de la municipalité de Chichester. Prenez ensuite la direction de
Nicabeau en tournant à droite sur le chemin du même nom.
À 13 km au nord de Chapeau, le village de Nicabeau a su défier le temps avec ses
maisons de bois équarri, blanchies à la chaux. Il y a un siècle, elles furent
construites par une compagnie forestière et disposées symétriquement le long d'une rue
unique. Elles ont défié le temps et seraient venues intactes jusqu'à nos jours, si une
tornade n'en avait détruit quelques-unes.
Fort William, ses plages et le poste de traite.
Prenez ensuite le chemin du rang de léglise vers
Sheenboro, puis le chemin Perreault en direction de Fort-William.
Fort-William est un site historique. C'était un poste de traite bâti par la Compagnie
de la Baie d'Hudson en 1829. Il joua un rôle important dans le commerce des
fourrures. Lors de l'établissement du premier bureau de poste en 1848, Lac des Allumettes
est devenu Fort William, en mémoire de William McGillvery, le premier maître de poste.
Aujourd'hui, on peut encore voir la maison du facteur, l'atelier du forgeron et l'église.
La Compagnie de la Baie d'Hudson a cessé ses activités sur le site en 1869.
Maintenant, le lieu est apprécié pour la beauté de ces plages.
Lors du chemin du retour, vous allez découvrir le village de Sheenboro qui semble
blotti dans un petit coin d'Irlande. Un magasin et un hôtel construient en 1870 existent
encore. Un magasin bâti en 1907 continu de desservir le public. St-Paul the Hermit est
devenu une paroisse en 1872 ; la première église a été détruite par le feu. |

Kiosque d'info tourisme
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Shawville
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Quai de Bristol
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Maison Bryson
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Pont Marchand
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Chutes Coulonge
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Plage de Fort William
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Spruceholme
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Belle Terre Garden
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Palais de justice
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Paysages de l'Île du Grand Calumet
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St Alphonse de Liguori
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Automne
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Plage
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